Motobécane Club de France : le club aux 10 000 machines

Mar 5, 2026 | 1 club 1 coup de cœur, Actualités, FFVE

Connue pour la fameuse mobylette, la marque Motobécane a pourtant connu une production très variée depuis sa fondation en 1923. Un héritage célébré dans sa totalité par le Motobécane Club de France, ses 1200 adhérents et leurs 10 000 montures.

Pierre Turlan, qui pose devant une MBK 50 KW

Pierre Turlan, membre du conseil d’administration du club chargé notamment du stand au Salon Epoqu’Auto Lyon. © C.P

Préserver le patrimoine d’une marque française emblématique : voilà bien l’objectif du Motobécane Club de France, fondé en 1997 et bien entendu membre de la FFVE. Presque trente ans plus tard, le club est une grosse machine, qui a vocation à rassembler les amateurs de la marque et célébrer toutes ses productions, depuis les premiers modèles de 1923 jusqu’aux dernières productions de MBK de 2004 en passant par les Motoconfort et dérivés produits à l’étranger. Un héritage considérable, à la hauteur de l’un des plus importants constructeurs de deux-roues français de l’histoire. Les mobylettes sont d’ailleurs loin d’être les seules machines collectionnées : les 125 LT, 350 trois cylindres et les avant-guerre figurent parmi les plus appréciées. « Les membres n’adhèrent pas uniquement pour un seul type de machine » témoigne Pierre Turlan, membre du conseil d’administration, chargé notamment du stand du club à Epoqu’Auto Lyon : « Pour ma part je possède par exemple des 350, une Z et des mobs ». 

Motobécane Type 881

La « Mobylette » apparaît naturellement parmi les modèles les plus collectionnés, qui permettent d’entrer dans la collection. © C.P

Une aide technique précieuse

Très présent sur internet, le club entretient un site très complet, à la mesure de la variété des productions du constructeur. Il fournit à ses membres une assistance technique pointue, notamment grâce au forum très actif qui compte plusieurs milliers de sujets dans chacune de ses rubriques. Il profite notamment de la contribution d’anciens concessionnaires de la marque et conserve une documentation très abondante. « Nous récupérons tout ce que nous pouvons » affirme Pierre Turlan : « nous comptons dans notre club beaucoup d’anciens de la marque, dont certains ont fait partie du bureau d’étude : ils nous apportent du savoir, tandis que d’autres membres ont accumulé beaucoup d’archives et de données ». 

Il n’est pas seulement question d’entretenir les motos mais aussi d’en profiter, notamment à l’occasion d’un rassemblement national qui se tient chaque année dans un lieu différent de l’Hexagone. Le club organise également des coupes pour les versions sportives 50 ou 125, inspirées par les coupes de promotion organisées à l’époque par la marque. Il loue pour la circonstance un circuit près de Torcy en Saône-et-Loire. Des événements qui peuvent réunir jusqu’à 150 personnes tournant sur la piste ! S’y ajoutent naturellement les sorties organisées en région mais aussi les salons. Le club est présent à Epoqu’Auto Lyon, au Salon Motolégende lorsqu’il a lieu, à Toulouse et Rouen. 

Motobécane Spéciale TT 1966

Motobécane Spéciale TT de 1966 exposée à Epoqu’Auto Lyon 2025. © C.P

Les jeunes toujours fans de mob’

Le club rachète les fonds de stock vendus exclusivement aux adhérents. « Nous lançons des refabrications pour les pièces difficiles à trouver ou pas rentables pour les fabricants. Cela permet de remettre sur route des machines qui ne pourraient pas tourner. Nous avons refait par exemple des vilebrequins pour les bicylindres, des moulages caoutchouc, des arceaux de selle. Nous refabriquons de belles pièces en qualité d’époque » précise Pierre Turlan. 

Le club a la chance d’intéresser les jeunes grâce au phénomène de mode que suscite toujours la Mobylette. « Beaucoup utilisent encore des mobylettes pour se déplacer au quotidien : 14 millions ont été produites, si bien qu’il est toujours tentant de remettre en route celle du fond de la grange lorsque le scooter plus récent tombe en panne. Cela nous permet de faire le lien avec les modèles plus anciens et leur faire connaître par exemple les avant-guerre : à peu près 10 % des possesseurs de mob’ finissent par acquérir un autre modèle » conclut notre interlocuteur. Un signe très encourageant pour la perpétuation de la mémoire de la marque.  

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