L’avenir du véhicule d’époque passe aussi par celui du carburant. Partenaire de la FFVE, le groupe Aspen propose des alternatives plus vertueuses à celui déjà disponible en station, à la fois pour les moteurs et l’environnement. Christophe Blanc nous les présente.
Christophe Blanc, directeur de la division Motors d’Aspen Group France © Julien Sarton
Pouvez-vous nous présenter le groupe Aspen et ses origines ?
Christophe Blanc : Notre groupe est issu d’une grosse coopérative suédoise dénommée Lantmännen, qui comporte différentes divisions. Ce qu’il faut savoir, c’est que toutes ces divisions et l’ADN de l’entreprise sont tournés autour de la terre et l’environnement. Aspen regroupe les activités de la division énergie et différentes marques qui ont été rachetées au fur et à mesure de l’histoire de la coopérative, dont le français Marline, bien connu des utilisateurs de Solex. Nous sommes présents dans une trentaine de pays et en France, nous distribuons trois marques dont Aspen.
Quels sont les différents carburants que vous proposez aux collectionneurs ?
Christophe Blanc : Aujourd’hui, nous proposons deux produits pour les véhicules de collection. Le premier est conçu à partir de matières renouvelables et joue énormément sur la planète et les réductions des émissions de CO2. Il cible principalement les institutions, fédérations, organisateurs d’événements. Basé à 80 % sur une production végétale non concurrente avec l’alimentaire, il utilise un procédé innovant qui permet de déshydrater les molécules d’éthanol. Cela permet de supprimer les défauts de ce combustible tout en réduisant les émissions de CO2 de 65 %. Bien entendu il reste miscible avec tout autre carburant, possède un indice d’octane de 98 et ne nécessite aucune modification des moteurs. Le deuxième produit, Aspen Classic, est centré autour de bénéfices mécaniques : très pur dans sa composition, il limite l’encrassement du moteur, le vapor lock et possède un délai de conservation très long. Il est constitué principalement d’Alkyate qui est un produit fossile issu du raffinage du pétrole. Il ne contient ni benzène, ni éthanol, ce qui permet d’obtenir une combustion parfaite, de limiter au maximum l’encrassement et d’obtenir un délai de conservation de trois à cinq ans, alors que les carburants classiques disponibles à la pompe se dégradent en quelques mois.
Où peut-on se procurer les carburants Aspen ?
Christophe Blanc : Pour l’instant ils sont disponibles sur notre site Internet en bidons, mais nous sommes en train de mettre en place un plan de distribution. J’envisage notamment de diffuser ces carburants dans notre réseau de points de vente qui proposent déjà des produits de notre groupe. Il en existe entre 8 000 et 10 000 sur le territoire français, magasins de bricolage, jardineries ou loueurs de matériel. Je pense que les consommateurs intéressés sont prêts à aller chercher leur carburant dans ce type d’enseignes.




